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Biographie

 

Piat, Hirsch, Gielgud, Olivier, Guiness, Caine, Raimu, Lamberton, Sorano-Cyrano et les autres ...

 

Si tous les enfants du monde pouvaient à un moment de leur vie sentir ce que j'ai pu éprouver, le coeur palpitant de bonheur, certains soirs devant la télévision en regardant Raimu dans "Marius", Daniel Sorano dans "Cyrano de Bergerac", Jean Piat dans "Le Bossu" et Robert Hirsch dans "Le fil à la patte", Sir Alec Guiness, Mickaël Caine, Laurence Olivier ... Ils découvriraient en eux une indescriptible joie... C'est comme tomber amoureux! Avec la certitude que cela va être le moteur de votre existence!

Mon rêve était (et est toujours) d'approcher ces immenses comédiens. Messieurs Raimu et Sorano étaient déjà décédés depuis longtemps mais quand on découvre "le Génie", on sait même môme, qu'il est immortel. Et cette parfaite alchimie de ces comédiens venus d'horizons différents, m'a fait découvrir en moi une passion, un amour, une force qui ne m'ont jamais quitté depuis plus de trente ans. Et ces visages m'accompagnent tout le long de ma route jonchée de trous et de bosses mais qui me mène par le bout du nez; ils me permettent de rebondir lorsque par malheur le doute s'insinue et que l'on est à deux doigts de renoncer.

Après avoir avalé goulument les "Marcel Pagnol", les oeuvres complètes de Molière, Corneille et Racine, je découvrais à 9 ans "Cyrano de Bergerac", interprété par l'inimitable Daniel Sorano. Depuis ce jour, je n'ai de cesse de dire ou jouer des scènes ou tirades de cette admirable pièce. Car, au-delà du héros de cape et épée, il porte en lui tant de facettes et d'émotions diverses qu'il est impossible de rester de marbre.

Nourri de Jules Verne, de H. G Wells, de Arthur Conan Doyle, je m'accrochai à l'idée de devenir un comédien mais aussi un metteur en scène et pourquoi pas un réalisateur. 

En 1981, j'entrai à l'âge de quinze ans au Conservatoire National de Région de Marseille dans la classe de Mlle Irène Lamberton. J'étais pressé de jouer le rôle de Cyrano et j'ai d'ailleurs passé ma première audition (avant le concours, face au professeur et aux élèves) avec la tirade des Nez. Le professeur m'expliqua qu'il faudra être patient et me demanda, pour le-dit concours, d'apprendre une fable de La Fontaine (Le Savetier et le Financier)... Ce que je fis et réussis! Et là, libéré enfin du carcan du collège et lycée, j'ai pu vivre sept merveilleuses années...

Tout d'abord, grâce à mon professeur, Mademoiselle Irène Lamberton (nommée affectueusement par les anciens "Tantine") qui non seulement m'a guidé, appris et soutenu tout au long de ces années d'apprentissage, mais aussi m'a offert quelque chose de rare en ce monde : une amitié durable. Tout dernièrement, je l'ai revue; elle n'a pas changé. Toujours autant de classe et de vivacité! Merci à vous, Mademoiselle!

Ensuite, grâce à mes camarades, par forcément d'Art Dramatique, mais aussi de Musique, d'Art Lyrique et autres formes d'expressions artistiques avec les quels nous avons monté tant de projets insensés, fous... Mais dans cette maison qui était alors dirigée pas Maître Pierre Barbizet, il était possible de tout entreprendre! C'est d'ailleurs à ce moment là que sont nées des amitiés artistiques et humaines comme celle qui me lie à Guillaume Mortain, Paul Fargier, Laurent Mesrine, Didier Luchesi ou bien Richard Long, excellent compositeur de musique, que dis-je génial, dont les créations pour mes mise en scène ne sont pas un plus mais un atout majeur dans l'accomplissement de celles-ci. 

Et tant d'autres camarades encore que je ne pourrais citer tant ils sont nombreux que j'estime et que je garde en mon cœur....

Et enfin, grâce à mes parents, de merveilleux parents qui m'ont non seulement aidé mais aussi accompagné durant cette période, en acceptant certaines conditions inimaginables pour d'autres. Mais, je pense qu'ils avaient confiance en ce qui me motivait : la Passion. Et puis aussi, confortés par ce que leur disait en cachette mon professeur.

Bref, je ne pouvais rien rêver  de mieux!

En 1986, j'obtins la médaille d'or au Conservatoire avec la tirade des ou du "nez". Et en 1989, je fis mes adieux à ce lieu qui avait été ma seconde maison durant tant d'années.

 

 

 

 

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